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Portes ouvertes · sam. 18 oct.Réserver

Une école bâtiesur une querelle.

Éléonore Roux croyait qu’un enfant se forme par ce qui est difficile. Hugues Vence croyait qu’un enfant se forme par ce qui est beau. Aucun des deux n’a gagné. Cent ans plus tard, l’école a encore la forme de leur désaccord.

Fondée en
1926
Élèves
900
Hectares
57
Par classe
16
Le cloître qui relie le Vieux Bâtiment à l’aile des sciences
Le cloître, bâti en 1931
01Histoire
  1. 011926

    Deux querelles, une école

    Éléonore Roux, latiniste, et Hugues Vence, botaniste, prennent à bail une ferme et quatre hectares. Vingt-huit années durant, ils s’opposeront publiquement sur la finalité de l’éducation.

    Deux querelles, une école
  2. 021931

    La bibliothèque est bâtie

    Roux engage la totalité de la dotation dans une bibliothèque avant même que l’école ait un gymnase. Le conseil démissionne. La bibliothèque, elle, tient toujours.

    La bibliothèque est bâtie
  3. 031955

    Seize hectares de terrain

    Le legs Vence achète le coteau. Le sport devient obligatoire, puis facultatif après une pétition des élèves — la première d’une longue série de concessions à leur jugement.

    Seize hectares de terrain
  4. 041968

    L’école de musique et le four

    Une laiterie réaménagée devient vingt salles de travail. Le four est allumé en octobre et, hormis une grève en 1979, n’a jamais refroidi depuis.

    L’école de musique et le four
  5. 051974

    Le théâtre d’Ormont ouvre

    Quatre cents places, et une règle jamais transgressée : la salle est dirigée, éclairée et régie entièrement par les élèves.

    Le théâtre d’Ormont ouvre
  6. 062019

    L’aile des sciences

    Six laboratoires, une salle blanche et un observatoire sur le toit — avec un couloir assez large pour qu’on puisse s’y disputer.

    L’aile des sciences
  7. 072026

    Cent ans

    Neuf cents élèves. Les mêmes quatre hectares au centre des cinquante-sept. La querelle continue.

    Cent ans
02Mission

Former des gensqu’il est difficilede tromper.

Non pas les plus brillants. Non pas les mieux diplômés. Des gens capables de lire une page et de dire ce qu’elle affirme réellement ; d’entendre un raisonnement et d’en situer la faille ; d’en savoir assez en histoire pour reconnaître le moment où on leur vend quelque chose.

03Vision

Qu’une éducation reçue à Marlowe travaille encore une personne à quarante ans.

Nous nous jugeons non le jour du diplôme, mais aux retrouvailles des vingt ans, où nous posons trois questions : Que lisez-vous ? Sur quoi avez-vous changé d’avis ? Qui vous l’a appris ?

Fondée

1926

Anciens

8 400

Retrouvailles

20 ans

Le jour des Fondateurs dans le grand amphithéâtre
Planche VLe jour des Fondateurs, grand amphithéâtre
04Valeurs

Quatre mots quenous refusonsd’afficher.

Toutes les écoles les revendiquent. La question est de savoir ce qu’une école accepte de sacrifier pour qu’ils soient vrais.

La chose la plus rare que l’on puisse offrir à un enfant est une attention entière. Seize par classe, un même professeur principal cinq années durant, et une salle des professeurs qui connaît chaque élève par son nom et par ses arguments.

06Philosophie d’enseignement

Trois thèses,clouées à la porte.

Imprimées dans le livret des professeurs. Rediscutées, chaque année, à la conférence de septembre.

01

Une classe de seize est un séminaire. Une classe de trente est une émission.

Nous maintenons le plafond à seize, et nous le payons en possédant moins de bâtiments que nos voisins. Chaque décision d’emploi du temps part de ce nombre.

02

Les savoirs avant les compétences. Toujours dans cet ordre.

On ne peut pas penser de façon critique une matière que l’on ne connaît pas. Nous enseignons d’abord le contenu, ce qui n’est plus à la mode, et la pensée vient d’elle-même — sûrement, et tard.

03

Un professeur doit rester un praticien.

Nos physiciens publient. Nos musiciens jouent. Deux de nos professeurs d’arts exposent chaque année. Un élève flaire toujours l’adulte qui a cessé de faire ce qu’il enseigne.

05Mot du chef d’établissement
Marc Adéyémi, chef d’établissement

Marc Adéyémi

Chef d’établissement, depuis 2016

Planche VI
« À chaque porte ouverte, on me demande ce qui fait un élève de Marlowe. La réponse honnête, c’est que je l’ignore jusqu’à son départ. »

Ce que je peux vous dire, c’est ce que nous refusons. Nous refusons de classer les enfants les uns contre les autres. Nous refusons de réduire l’emploi du temps de terminale aux seules matières examinées. Nous refusons, plus obstinément encore, de traiter les années de trois à dix-huit ans comme un couloir menant ailleurs.

Une enfance n’est pas une salle d’attente. Elle est la chose même. Notre tâche est de la remplir de travaux ardus, beaux, difficiles — et d’adultes qui n’ont pas oublié ce qu’apprendre leur a coûté.

Venez nous voir un mardi ordinaire. Pas un jour de portes ouvertes, quand l’école se donne en spectacle. Un mardi, sous la pluie, quand elle travaille, simplement.

Marc Adéyémi · Ormont

Inscriptions ouvertes pour la rentrée 2026

Venez vous tenirdans son silence.

Pas de présentation, pas de badge, pas de discours commercial. Un professeur vous fait traverser l’école pendant qu’elle travaille, et répond à tout ce que vous demandez.